Lons-le-Saunier, centre historique
Ville thermale dont le nom vient de ses salines, avec la place de la Liberté, sa tour de l'Horloge et son théâtre. Le centre abrite aussi le musée des Beaux-Arts et le parc des Bains, au bord de la Vallière.
Le centre historique de Lons-le-Saunier, préfecture du Jura, se visite à pied autour de la rue du Commerce et de ses arcades, de la place de la Liberté et de l'église Saint-Désiré. On y croise une maison natale célèbre, celle de l'auteur de La Marseillaise, un hôtel de ville du XVIIIe siècle, un théâtre du début du XXe siècle et les traces d'une longue histoire du sel qui a donné son nom à la ville. Comptez une demi-journée pour un tour complet du Vieux Lons, davantage si vous poussez jusqu'au parc des Bains et aux thermes ou si vous entrez dans les musées.
Un peu d'histoire
La ville du sel
Le nom de la ville vient du sel. Les Romains l'appelaient Ledo Salinarius, la « ville du sel », et la source salée la plus ancienne, le Puits-Salé, se trouve au cœur du Vieux Lons. Le site de cette source passe pour le plus ancien lieu occupé de la ville. Sous l'Ancien Régime, l'exploitation s'est déplacée à Montmorot, où une saline royale a été fondée en 1743, et le Puits-Salé a été délaissé.
Un siège et un incendie en 1637
Pendant la guerre de Dix Ans en Franche-Comté, la ville est assiégée par les troupes françaises en 1637. L'incendie qui suit détruit une grande partie des maisons. C'est ce qui explique l'aspect actuel de la rue du Commerce, d'abord bâtie en bois, puis reconstruite en pierre et en tuiles.
Du sel aux bains
Au milieu du XIXe siècle, l'ancien site du Puits-Salé change de vocation : un établissement thermal y est créé, à l'origine du thermalisme lédonien. L'établissement actuel, bâti à la fin du XIXe siècle, lui a succédé et reste en activité. Lons-le-Saunier est aujourd'hui à la fois une ville administrative, une ville de marché et une ville thermale.
Ce que l'on voit dans le centre
La rue du Commerce et ses arcades
C'est la plus ancienne rue du centre ancien et la plus caractéristique. Ses arcades continues abritent encore de petits commerces et rendent la balade agréable par tous les temps. Levez les yeux et regardez les cours intérieures : plusieurs maisons de la rue sont protégées au titre des monuments historiques. Au numéro 32, par exemple, une demeure probablement bâtie à la fin du XVIe ou au début du XVIIe siècle a été remaniée à partir de 1707 par un ancien maire, avec un escalier à ferronneries daté de cette année-là et une galerie à arcades dans la deuxième cour. Des trappons de vignerons rappellent aussi le passé viticole de la ville.
La maison natale de Rouget de Lisle
Claude Joseph Rouget de Lisle est né le 10 mai 1760 au numéro 24 de la rue du Commerce, dans l'appartement familial. Il a composé en avril 1792 à Strasbourg le Chant de guerre pour l'armée du Rhin, devenu La Marseillaise. Un musée consacré à sa vie et à son œuvre a ouvert en 1996 dans cette maison natale. Sur la place centrale, une statue en bronze, commandée à Auguste Bartholdi, le sculpteur de la statue de la Liberté de New York, a été érigée en 1882. Une légende voudrait qu'il soit né directement sous les arcades : les sources historiques ne le confirment pas.
La place de la Liberté
La place de la Liberté est le cœur de la ville. Entourée d'arcades, elle accueille des jets d'eau où jouent les enfants dès les beaux jours, ainsi que la tour de l'Horloge et le théâtre. À côté, la place de la Comédie est plus intime, avec ses terrasses et ses maisons de vignerons aux serpettes sculptées.
L'hôtel de ville
Le premier hôtel de ville date de 1680. En 1733, la construction d'un nouvel édifice est autorisée sur les ruines de l'ancien château des Chalon. Le bâtiment, de plan en U puis fermé autour d'une cour, est l'œuvre de plusieurs architectes au XVIIIe siècle, dont Jean Querret. Il a été agrandi entre 1845 et 1853. À l'intérieur, un grand escalier de pierre à trois volées dessert les salles officielles. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques, et le musée des Beaux-Arts, labellisé Musée de France, y est associé.
L'église Saint-Désiré
Elle appartient à l'une des plus anciennes communautés chrétiennes du Jura. Sa crypte date de la première moitié du XIe siècle et abrite le sarcophage de saint Désiré. L'église elle-même est romane, du XIIe siècle, remaniée au fil des siècles après des incendies, notamment à la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle. Le clocher a été reconstruit en 1880 et le portail néo-roman de l'entrée ouest date des alentours de 1900. La crypte est classée depuis 1908 et l'ensemble de l'église est inscrit depuis 1927. Le bâtiment voisin, l'ancien couvent des Bénédictins, abrite aujourd'hui la préfecture.
Le théâtre
Le théâtre de la place de la Liberté a été reconstruit au début du XXe siècle après un incendie survenu en 1901. C'est une salle à l'italienne avec dorures, velours rouge, peintures et stucs. Il accueille la programmation des Scènes du Jura : consultez le programme avant de venir si vous souhaitez assister à un spectacle.
L'Hôtel-Dieu et son apothicairerie
L'Hôtel-Dieu, bâti au XVIIIe siècle, conserve une apothicairerie réputée, avec ses boiseries et ses rangées de pots en faïence, présentées dans plusieurs salles des XVIIe et XVIIIe siècles. Elle se découvre en visite commentée, comme le Vieux Lons et le Puits-Salé, avec l'office de tourisme.
Les thermes et le parc des Bains
Le parc
À quelques minutes du centre, le parc des Bains s'étend autour des thermes sur environ sept hectares. Il est classé et se prête à une promenade tranquille, surtout au printemps et en automne.
Les thermes Lédonia
Le bâtiment thermal date de la fin du XIXe siècle et a été modernisé tout en gardant son caractère d'origine. L'eau de la source, chlorurée sodique et magnésienne, sert à des cures orientées notamment vers l'arthrose et les rhumatismes, ainsi qu'à des soins de bien-être et de détente, dont un bassin panoramique d'eau salée. Les thermes appartiennent au réseau européen Terra Salina, qui rassemble des sites liés à l'histoire du sel.
Préparer sa visite
Durée et saison
Une demi-journée suffit pour le circuit du centre : arcades, place de la Liberté, hôtel de ville, église Saint-Désiré et maison natale de Rouget de Lisle. Ajoutez une à deux heures pour le parc des Bains et le musée. Le printemps et le début de l'automne sont agréables pour marcher, et les arcades offrent un abri en cas de pluie ou de grande chaleur.
Avec des enfants
Les jets d'eau de la place de la Liberté, la chasse aux détails sculptés sur les façades et les serpettes de vignerons de la place de la Comédie donnent un fil conducteur simple. Le parc des Bains permet de souffler entre deux visites.
Musées : se renseigner avant de venir
Le centre compte plusieurs musées, dont le musée Rouget de Lisle et le musée des Beaux-Arts. Les musées n'ouvrent pas tous de la même façon selon les périodes : vérifiez ce qui est accessible au moment de votre séjour.
Autour de Lons-le-Saunier
Château-Chalon
Ce village est perché sur un éperon rocheux. Il accueille la maison de la Haute Seille, qui présente le patrimoine naturel et les vins de la région.
Baume-les-Messieurs
Les maisons du village entourent une abbaye bénédictine romane, installée dans un cirque où se rejoignent trois vallées. L'abbatiale conserve l'un des plus grands retables polychromes d'Europe, et des grottes sont proposées en visite guidée.
Salins-les-Bains
La Grande Saline de Salins-les-Bains est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2009, en extension de la Saline royale d'Arc-et-Senans, inscrite en 1982. L'ensemble raconte la production de sel en poêles. Pour comprendre l'histoire saline de Lons, c'est une suite logique de la visite.
Arbois et le vignoble
Arbois, le vignoble de l'Étoile et le lac de Chalain figurent parmi les escapades classiques proposées depuis Lons-le-Saunier, pour prolonger le séjour entre vignes, lacs et reculées.
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il pour visiter le centre historique de Lons-le-Saunier ?
Une demi-journée suffit pour le centre à pied, davantage si vous ajoutez le parc des Bains, les thermes ou un musée.
Où est né Rouget de Lisle ?
À Lons-le-Saunier, le 10 mai 1760, au numéro 24 de la rue du Commerce. Un musée occupe aujourd'hui la maison natale.
Pourquoi la ville s'appelle-t-elle Lons-le-Saunier ?
Parce qu'elle s'est développée autour de sources salées exploitées depuis l'Antiquité. Le « saunier » est celui qui travaille le sel.
Que voir en priorité ?
La rue du Commerce et ses arcades, la place de la Liberté, l'hôtel de ville, l'église Saint-Désiré et la maison natale de Rouget de Lisle.
Est-ce adapté aux enfants ?
Oui, le circuit se fait à pied et les jets d'eau de la place de la Liberté, le parc des Bains et les détails sculptés des façades les occupent facilement.
Y a-t-il des thermes à Lons-le-Saunier ?
Oui, les thermes Lédonia, installés dans un parc classé de sept hectares, proposent cures et soins à base d'eau salée naturelle.
Peut-on faire une excursion vers Château-Chalon et Baume-les-Messieurs ?
Oui, ces deux villages sont des étapes classiques depuis Lons-le-Saunier, avec Salins-les-Bains et Arbois pour prolonger la journée.
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