La taxe de séjour ressemble à un mille-feuille : chaque commune fixe son propre barème, chaque département peut ajouter une taxe additionnelle, chaque région en Auvergne-Rhône-Alpes ou Île-de-France sa propre taxe régionale. Résultat : deux gîtes situés à 10 km d'écart peuvent facturer des montants totalement différents pour la même prestation.

Ce guide résume ce que vous devez savoir concrètement en 2026 : qui la collecte, comment la calculer, comment la reverser, et comment automatiser tout ça.

Qui doit collecter la taxe de séjour ?

Toute personne qui héberge à titre onéreux, quel que soit le statut :

  • Gîtes ruraux
  • Chambres d'hôtes
  • Meublés de tourisme (Airbnb, Booking, direct)
  • Hôtels et campings

Deux modes possibles :

Mode « au réel » (le plus courant en 2026)

Le voyageur paie la taxe à l'unité par personne et par nuitée. Le montant dépend :

  • De la classification de l'hébergement (nombre d'étoiles pour meublé classé, ou catégorie « meublé non classé »)
  • Du barème de la commune
  • De l'âge des voyageurs (les mineurs sont exonérés dans toute la France)

Mode « au forfait »

Certaines petites communes appliquent le forfait : la taxe est calculée en fonction de la capacité d'accueil déclarée et non des nuitées réellement vendues. Rare pour les meublés, encore utilisé pour certains hôtels.

Combien ça coûte ?

Les barèmes 2026 vont de 0,20 € à 5 € par personne et par nuitée selon le classement de l'hébergement et la commune. À titre indicatif :

  • Meublé non classé : le plus souvent 3 à 5 % du prix de la nuit HT (par personne), plafonné au tarif « hôtel 4 étoiles » de la commune
  • Meublé classé 3 étoiles : typiquement 0,80 € à 1,50 € par personne et par nuit
  • Chambre d'hôtes : typiquement 0,60 € à 1,00 € par personne et par nuit

À ajouter taxe additionnelle départementale : 10 % du montant collecté (obligatoire dans la plupart des départements).

Et éventuellement taxe régionale : 15 % pour l'Île-de-France, 34 % pour l'Auvergne-Rhône-Alpes.

Autrement dit, une nuit à 1,00 € de taxe de base à Lyon vous fait collecter 1,00 € + 10 % + 34 % = 1,44 € au total. À Bordeaux (Nouvelle-Aquitaine), le même 1,00 € donne 1,10 € (pas de taxe régionale, seulement départementale).

Où trouver le barème exact de votre commune ?

La source officielle : le site collectivites-locales.gouv.fr → recherche par commune. Les tarifs sont mis à jour au 1er janvier de chaque année.

Le site taxesejour.impots.gouv.fr propose également un simulateur officiel qui, à partir de votre commune et de la catégorie de votre hébergement, vous donne le montant exact à collecter par nuit.

Comment la collecter concrètement ?

Si vous passez par Airbnb ou Booking

Depuis 2019, la loi impose aux plateformes qui commercialisent des locations meublées touristiques de collecter et reverser directement la taxe de séjour aux communes. C'est fait automatiquement pour vous — vous n'avez rien à gérer sur ces réservations.

Attention : vérifiez sur la fiche Airbnb / Booking que la taxe est bien affichée au voyageur au moment de la réservation. Si elle n'apparaît pas, c'est que la commune n'est pas encore intégrée dans le système de la plateforme, et c'est à VOUS de la collecter à l'arrivée.

Si vous louez en direct

Vous devez :

  1. Ajouter la taxe au montant total de la réservation (soit en ligne au moment du paiement, soit à l'arrivée en espèces/CB)
  2. Tenir un registre du logeur : date d'arrivée, date de départ, nombre de personnes, nombre d'enfants exonérés, montant total collecté
  3. Reverser périodiquement à votre commune (le rythme dépend de la commune : semestriel, trimestriel, mensuel)

Comment reverser à la commune ?

La plupart des communes exigent désormais une déclaration en ligne via un portail dédié. Les grandes agglomérations utilisent souvent 3D Ouest, Nouveaux Territoires ou OpenTouristax. La procédure :

  1. Créer un compte sur le portail de votre commune (à faire une fois)
  2. À chaque échéance (semestrielle, généralement) : déclarer le nombre de nuitées et le montant collecté
  3. Reverser par virement (RIB fourni par la commune) ou prélèvement automatique

Les échéances les plus courantes : 30 juin pour le 1er semestre, 31 décembre pour le 2e semestre. Retards sanctionnés par pénalités (rares en pratique pour les petits reversements).

Cas particulier : l'exonération

Sont exonérés de taxe de séjour :

  • Les mineurs (moins de 18 ans) — le voyageur devra le déclarer sur l'honneur
  • Les titulaires d'un contrat de travail saisonnier hébergés
  • Les personnes bénéficiaires d'un hébergement d'urgence ou relogement temporaire
  • Certaines communes exonèrent aussi les séjours longue durée (>1 mois par exemple)

Automatiser la collecte avec DirectHote

Dans votre admin DirectHote, la taxe de séjour est configurable comme un « frais supplémentaire » de type « Par personne et par nuit ». Vous saisissez une seule fois le montant total (base + départemental + régional) et la plateforme :

  • Ajoute automatiquement la taxe à chaque nouvelle réservation directe
  • Applique l'exonération mineurs si vous le paramétrez
  • Exporte votre registre du logeur pour votre déclaration semestrielle
  • Calcule le total à reverser en un clic

Simplifier votre taxe de séjour →

Cet article est indicatif. Les barèmes évoluent chaque année. Vérifiez toujours le montant exact sur le site officiel de votre commune ou service-public.fr.

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