Location saisonnière : ce que vous devez déclarer en 2026
Taxe de séjour, déclaration en mairie, numéro d'enregistrement, plafond de revenus… Les obligations légales des loueurs en courte durée ont évolué. Faites le point avant de vous retrouver en infraction.
La réglementation de la location saisonnière se durcit chaque année. En 2026, de nouvelles règles s'appliquent notamment sur le nombre de nuits autorisées, la déclaration obligatoire et la taxe de séjour. Voici ce que vous devez absolument connaître pour louer en toute légalité.
1. Déclarer son logement en mairie
Depuis la loi ÉLAN, toute location de courte durée d'une résidence principale ou secondaire doit être déclarée en mairie. Cette déclaration génère un numéro d'enregistrement à 13 caractères que vous devez afficher sur toutes vos annonces (Airbnb, Booking, votre propre site).
La démarche est gratuite et se fait en ligne sur le portail de votre commune. Sans ce numéro, vous risquez une amende allant jusqu'à 5 000 €. Certaines grandes villes (Paris, Lyon, Bordeaux) ont durci les conditions et imposent un quota de 120 nuits par an pour les résidences principales.
À Paris, louer plus de 120 nuits par an votre résidence principale est interdit. La plateforme (Airbnb) est tenue de bloquer automatiquement les annonces au-delà de ce seuil.
2. Collecter et reverser la taxe de séjour
La taxe de séjour est due par vos voyageurs (pas par vous), mais c'est à vous de la collecter et de la reverser à la commune. Son montant varie selon la classification de votre hébergement :
- Chambre d'hôtes non classée : entre 0,50 € et 3,25 € par nuit et par personne
- Meublé de tourisme classé 1-2 étoiles : entre 0,30 € et 3,25 €
- Meublé de tourisme classé 3-5 étoiles : entre 0,65 € et 6,50 €
Si vous passez par Airbnb ou Booking, ces plateformes collectent et reversent la taxe à votre place dans la plupart des communes. Si vous avez votre propre site de réservation, vous devez la gérer vous-même et la déclarer chaque trimestre ou semestre.
3. Déclarer vos revenus locatifs
Les revenus de la location saisonnière sont imposables. Selon votre situation, vous relevez du régime micro-BIC ou du régime réel. En micro-BIC, vous bénéficiez d'un abattement forfaitaire de 50% (71% pour les meublés classés), ce qui simplifie considérablement la déclaration.
En 2026, le seuil du micro-BIC pour les meublés de tourisme non classés est de 15 000 € de revenus annuels (suite à la loi de finances 2024). Au-delà, vous basculez automatiquement au régime réel.
Si vos revenus dépassent 15 000 €, consultez un comptable avant de choisir votre régime. Pour certains propriétaires, le régime réel est plus avantageux car il permet de déduire les travaux, les amortissements et les frais de gestion.
4. Le numéro SIRET et le statut LMNP
Si vous louez en tant que Loueur Meublé Non Professionnel (LMNP), vous devez obtenir un numéro SIRET en déclarant votre activité auprès du Guichet unique des formalités d'entreprises (formalites.entreprises.gouv.fr). C'est gratuit et obligatoire.
Le statut LMNP vous permet notamment de récupérer la TVA sur les investissements (si vous êtes soumis à TVA), d'amortir votre bien et de reporter les déficits. Il est compatible avec une activité salariée.
5. Assurance et responsabilité
Votre contrat d'assurance habitation classique ne couvre généralement pas la location saisonnière. Vérifiez avec votre assureur ou souscrivez une extension location meublée ou une assurance dédiée aux propriétaires bailleurs. Certaines plateformes comme Airbnb offrent une protection hôte, mais elle reste partielle.
Dois-je afficher le numéro d'enregistrement sur mon site personnel ?
Oui. La loi impose d'afficher le numéro d'enregistrement sur toutes les annonces de location, y compris votre propre site web. DirectHote vous permet de l'ajouter facilement dans les paramètres de votre mini-site.
Que risque-t-on en cas de non-déclaration ?
Les amendes vont de 450 € (contraventions mineures) à 50 000 € pour les infractions graves (dépassement de quota, défaut de déclaration en zone tendue). Les mairies contrôlent de plus en plus activement les plateformes.
La taxe de séjour est-elle obligatoire pour une chambre d'hôtes ?
Oui, dès lors que votre commune a instauré une taxe de séjour (ce qui est le cas de la quasi-totalité des communes touristiques). Vérifiez sur le site de votre commune ou sur taxesejour.impots.gouv.fr.
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